
Édition française
Hugo Spritz : comment un verre du Tyrol du Sud est devenu un classique de l’été
Né dans le nord de l’Italie au début des années 2000, le Hugo associe prosecco, fleur de sureau, eau gazeuse, menthe et citron vert.
Par The Foods That Shaped Us Research Desk
Le Hugo n’est pas un cocktail antique : c’est une création contemporaine de la culture de l’aperitivo, popularisée par un format léger, aromatique et très adaptable.
Une invention récente
Le Hugo est généralement associé au nord de l’Italie et au début des années 2000. Son assemblage de prosecco, de fleur de sureau, d’eau gazeuse, de menthe et de citron vert appartient à une culture de bar moderne.
Cette date compte : le cocktail ne doit pas être présenté comme une survivance antique ou comme une recette traditionnelle inchangée.
Le modèle de l’aperitivo
Le spritz fonctionne parce qu’il combine effervescence, faible amertume ou parfum floral, glace et consommation sociale. Le verre devient un objet visuel aussi important que la recette.
Le Hugo a trouvé sa place comme rival de l’Aperol Spritz dans un moment où les bars cherchaient des alternatives au profil amer, sans abandonner le rituel du grand verre et des bulles.
Pourquoi il a voyagé
Les ingrédients sont faciles à standardiser et la méthode se raconte en quelques étapes. Les marques de prosecco, les sirops et les menus d’été ont accéléré sa diffusion.
Chaque marché ajuste la douceur, la quantité d’alcool et les garnitures. La recette voyage donc comme un format, pas comme une formule immuable.
Un classique en devenir
Le Hugo montre comment les classiques contemporains se fabriquent : une invention locale, un réseau de bars, des ingrédients reconnaissables et une image répétée.
Son histoire est récente, mais elle rejoint les grandes histoires du cocktail : commerce des boissons, design du verre et sociabilité autour d’un apéritif.